SES MURS

Du 5 mars au 9 avril 2011

Du 5 mars au 9 avril 2011
Commissariat ARNAUD DESCHIN
La GAD Marseille

NICOLAS DESPLATS

→ PRESS RE­LEASE
→ PRESS ZIBELINE
→ PRESS VENTILO
Vue de l’exposition Ses Murs
Nicolas Desplats, Vues Ses murs, exposition La GAD - 2011 Courtesy La GAD Marseille Photo: Nicolas Desplats
Vue de l’exposition Ses Murs
Nicolas Desplats, Vues Ses murs, exposition La GAD - 2011 Courtesy La GAD Marseille Photo: Nicolas Desplats
Vue de l’exposition Ses Murs
Nicolas Desplats, Vues Ses murs, exposition La GAD - 2011 Courtesy La GAD Marseille Photo: Nicolas Desplats

Ses Murs : Nicolas Desplats - Solo show : 5 mars - 9 avril 2011

/  / 

Nicolas Desplats, Vues Ses murs, exposition La GAD - 2011

Courtesy La GAD Marseille

Photo: Nicolas Desplats

Nicolas Desplats, Vues Ses murs, exposition La GAD - 2011

Courtesy La GAD Marseille

Photo: Nicolas Desplats

Nicolas Desplats, Vues Ses murs, exposition La GAD - 2011

Courtesy La GAD Marseille

Photo: Nicolas Desplats

Texte de présentation

La peinture de Nicolas Desplats s’inscrit en toute discrétion dans le sillon d’une peinture qui fut portée par les idéaux spatiaux de la Renaissance, une façon d’aller voir à travers la surface du tableau pour déloger les profondeurs transparentes de nos atmosphères. Ainsi on saisira tout le ressort des perspectives que tisse Desplats dans ses images : elles reviennent sur les principes fondamentaux d’une perspectiva artificialis dont le programme est bien l’édification de la profondeur à l’appui d’un processus géométrique et conceptuel. La peinture est projet/ projection. Elle conspire aussi avec régularité sur les impalpables transmissions de couleurs, éthérées par la profondeur de ses volumes d’air, et l’œil n’a plus qu’à se tenir là où la peinture accepte de délivrer quelques mystères inavoués.

On est ici au cœur de cette perspectiva naturalis chère à Léonard où le paysage n’est pas le pays de nos contemporains mais celui primitif immémorial où l’historia a pris naissance. Il est un enjeu fort dans cette pratique picturale, même si on admet bien évidemment qu’elle s’immisce dans l’indicible et l’indescriptible, c’est bien la quête persistante de faire parler les dimensions entre de la peinture : en cela les vrais motifs de sa peinture (au sens de ce qui motive le peintre à faire ceci), c’est une hypothèse bien sûr, ne sont pas ceux évidents, montagnes, tableaux, tréteaux, murs vides ou coins de pièces, mais ce qui se trouve « moulé » par ces choses de quelque consistance : le coin d’air au coin d’un mur, l’espace vide qu’occupait des peintures, l’atmosphère entre les montagnes, l’ombre et la lumière, le carré d’air dans le creux des tréteaux, mais aussi des choses (au sens de cause) prise en partie dans ce qui définit la peinture même : la dimension mince entre l’acte graphique instaurateur du tableau et l’acte pictural, qui par la couleur, de celare, cache en partie l’édifice ; mais par ce qu’elle cache elle trahit aussi les transfuges du médium, échappée du cadre, cadre dans le paysage, cadre dans le cadre, cadre dans l’angle de l’image, évanouissement du motif. […] Il semble que l’enjeu de la peinture de Desplats se situe plus dans cette quête d’un espace imaginaire : la maison appelle l’espace, la montagne appelle les vides, l’intérieur l’en-face et l’en-face des images qui ne sont pas celles qu’on voit, mais celles qui se construisent dans notre imaginaire pour édifier l’espace de l’autre coté.

Sylvain Baumann, La pensée de midi no 30, « De l’humain nature et artifices », mars 2010, éd. Actes Sud, rubrique « Carnet d’artiste » sur Nicolas Desplats Envie de peindre des murs vides dans des tableaux – dans des tableaux de peindre des tableaux le mur. Des coins des pans des portes des plans des points de fuite et puis des cadres qui ouvrent sur une autre perspective. Se voir en train de voir. Ses vides, ses murs. Les uns derrière les autres supportant une absente présence. Rien naît à sa place. Nicolas Desplats

Dossier de presse original (PDF)