La GAD Marseille est partenaire de l’exposition « Les défaitistes de l’amour » organisée par Arnaud Deschin galerie Paris.

Arnaud Deschin performera l’exposition lors de l’évènement de fin d’été Marseillais, Paréidolie.

#performancedegaleriste

Une sélection de dessins érotiques qui circulera au grès du vent dans Marseille.

 

« Les défaitistes de l’amour » curator Andy Rankin

Les défaitistes de l’amour est une exposition basée sur l’ouvrage éponyme publié en 1930 par le docteur Chapotin. Mettant en parallèle des extraits de l’ouvrages et des libres interprétations d’artistes utilisant le dessin comme medium principal, cette exposition interroge sur la notion de normalité dans la sexualité contemporaine.

 

 

 

Les défaitistes de l’amour

« Interdire à l’artiste la franchise du pinceau sous le prétexte que des lecteurs dépravés ne voudront voir de son oeuvre que les parties qui conviennent à leur fantaisie sensuelle, c’est lui interdire la sincérité. »
Paul Bourget – Physiologie de l’amour moderne (1889)
 

    «  Les Défaitistes de l’Amour « sont, pour le Docteur Albert Chapotin,  ceux qui préfèrent une quête infinie de plaisirs charnels, à la procréation utile au repeuplement de la République. Publié en 1930, au lendemain de la première guerre mondiale, l’ouvrage éponyme met en garde la jeunesse face aux vices contemporains. Compilant de manière exhaustive et détaillée les perversions de son siècle, l’auteur, en se protégeant du voile de la moralité, produit finalement un catalogue de fantasmes réprouvés par la morale de son temps. Grâce à pléthore de détails croustillants et d’arguments scientifiques réfutables, il exhorte la jeunesse à faire preuve de raison, et de ne pas céder aux sirènes d’une extase qui ne soit pas génitrice.

    Les défaitistes de l’amour est une exposition confrontant des extraits du livre du même nom à des recherches graphiques contemporaines. Le ton volontairement moralisateur du Docteur Chapotin montre l’absurdité d’une volonté de catégoriser et de normer l’intime. Le graphiste Baptiste Bernazeau a mis en page ces différents extraits, autour desquels se retrouvent une série de dessins et illustration de jeunes artistes pour qui le visuel est le medium principal. Certains ont d’ailleurs produit une oeuvre à cette occasion.

    Parmi les extraits sélectionnés, les hermaphrodites, « faux violés « , pothead, homosexuels, cocaïnomanes, prostitués du monde entier, fétichistes de la fourrure, podophiles, zoophiles, sadiques et exhibitionnistes sont mis à l’honneur. Ces pratiques sexuelles, dont certaines ont été jadis catégorisées comme marginales et anti-républicaines, sont pour certaines aujourd’hui pleinement acceptées par nos sociétés. D’autres encore totalement réprouvées par la morale de notre temps sont laissés à la libre imagination du visiteur. On imagine le pauvre docteur Chapotin se retrouver dans notre monde actuel, et le choc provoqué par l’acceptation de l’homosexualité, la montée du féminisme et la démocratisation galopante de la consommation de psychotrope.

    Les défaitistes de l’amour et sa sensualité vertueuse prend place au mois d’aout, un mois propice à l’échange de fluides corporels, et d’extase charnelle, ou les corps moites échangent leurs fluides corporels. Une série d’invitation ont été lancées à l’attention de plusieurs revues et maisons d’édition érotiques qui ont carte blanche pour réaliser des lectures et performances autour d’un causeur, un meuble Napoléon III, vecteur de dialogue et porteur d’une charge érotique intense.

Andy Rankin

Elizabet Saint James